Le Directeur Général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, Dr Sakoba KEITA) a pris part cette semaine à London school (londre) à la rencontre internationale sur l’expérience de la gestion de la crise Ebola en faisant notamment une présentation sur le SYSTEME DE SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE EN REPUBLIQUE DE GUINEE . Cette présentation était axée sur le contexte de la surveillance en Guinée ainsi que les défis et les leçons apprises de la période de lutte contre la MVE.

Parlant Du contexte Dr Sakoba a rappelé d’abord la défaillance du système de santé, particulièrement de la surveillance dont le manque de promptitude a occasionnée une détection tardive de l’épidémie soit trois mois après les 1er cas. A cela s’ajoutait aussi
la faible capacité des structures de santé, notamment le faible niveau de préparation.

Ensuite, Dr Sakoba a parlé de l’historique du système de surveillance en guinée.
De 1958 à 2000 : caractérisée par une surveillance parcellaire non intégrée, transmission hebdomadaire par véhicules de marché et radio VHF (ONCHO) et mise en place des centres pilotes pour les programmes PEV/SSP/ME;
De 2001 à 2013 : caractérisée par l’introduction du SIMR et Règlement Sanitaire International (2008); et transmission des données par flotte téléphone extension du programme PEV/SSP/ME
De 2014 à nos jours : caractérisée par la mise en œuvre des dispositifs de renforcement de la surveillance pendant et après l’épidémie d’Ebola;

C’est après avoir rappelé ce contexte que Dr Sakoba a décrit les grandes phases de la lutte contre Ebola tant sur le plan institutionnel que sur le plan bio médical par la mise en place des organes de gestion (commissions charges de surveillance, prise en charge, communication, logistique, coordination); la mise en place du comité interministériel de suivi.

Sur le plan de la surveillance, le suivi des contacts, l’investigations, le transfèrement des cas suspects, la prévention et le contrôle des infections dans les structures sanitaires, enterrement dignes et sécurisés, le transfert et l’examen des échantillons dans les laboratoires, la mobilisation sociale et l’engagement communautaires ;

La mise en place de la logistiques et des infrastructures (vélos, motos, véhicules, avions, fournitures de consommables, médicaments, produits de désinfection, équipements de protection individuelles, construction de 9 Centres de Traitement d’Ebola) sont autant de faits qui ont contribué à la coupure de la chaine de transmission.

Toute cette lutte ne s’est pas faites sans difficultés, il a en outre dans sa présentation fait état des difficultés suivantes :
L’augmentation du nombre de cas et progression du nombre de préfectures touchées et la multiplication de la réticence communautaire dans les foyers actifs, le retard dans l’exécution des activités, l’insuffisance de ressources financières, la mauvaise appréciation de l’ampleur de la maladie. C’est au regard de toute ces difficultés rappelle-t-il que le président de la république a créé la Coordination Nationale de Lutte contre Ebola.

Dans la suite de la présentation, il a expliqué les grandes orientations de cette coordination ainsi que les missions qui lui étaient assignées.

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