Surveillance: La Guinée adapte la troisième édition du guide de surveillance intégrée des maladies et riposte

0

Dans le cadre de l’amélioration de la surveillance intégrée des maladies et riposte, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire en partenariat avec l’organisation mondiale de la santé, notamment son bureau régional pour l’Afrique a procédé du 28 octobre au 02 novembre à l’adaptation du guide SIMR pour la troisième fois depuis la revue du 1er guide en 2011.

Cette 3eme édition des Directives techniques pour la surveillance intégrée des maladies et la riposte (SIMR) a été préparée par le programme d’urgence en santé de l’OMS avec la participation active des programmes de surveillance des maladies du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique (AFRO) à Brazzaville, avec des examens techniques fournis par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

La stratégie de surveillance intégrée des maladies et de riposte (SIMR) a été entérinée par les États Membres en septembre 1998 afin de parer aux fréquentes épidémies de maladies évitables dans la Région africaine. La SIMR vise à améliorer la disponibilité et l’utilisation de données pertinentes pour l’action de santé publique à tous les niveaux des systèmes nationaux.

En dépit des progrès réalisés dans le renforcement des systèmes nationaux de surveillance intégrée des maladies et de riposte rapide aux événements de santé publique, l’épidémie de la maladie à virus à Ébola qui a sévit en Guinée en 2014 a mis à jour la faiblesse du système de surveillance et le manque de préparation aux menaces touchant la santé publique.

La prise en compte de ces points faibles, a conduit l’OMS à diffuser la 3ème édition du Guide technique pour la SIMR dans la Région Afrique ainsi que des modules de formation en Mars 2019.

C’est dans cette dynamique que des experts nationaux venus du secteur de la santé, de l’environnement et des partenaires ont travaillé pendant 06 jours pour adapter ce guide et les modules de formation au contexte spécifique de la Guinée.

L’ouverture de cet atelier a été présidée par le directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire accompagné par Dr Barry en charge des urgences au bureau pays de l’OMS. Les 02 cadres ont tous rappelé la ferme volonté de leur institution respective pour cette adaptation et la mise à jour prochaine de tous les acteurs impliqués dans le processus de surveillance en République de Guinée.

Cette adaptation va en outre permettre de faire des ajouts de certaines sections comme la communication de risques en période d’urgence qui est une capacité requise et essentielle dans la réponse aux urgences de santé publique ainsi que la surveillance électronique qui va permettre un rapportage automatique et en temps réel. La SIMR électronique est l’application d’outils électroniques aux principes de la SIMR pour faciliter la prévention, la prédiction, la détection, la notification et la riposte. Il faut signaler que la Guinée a déjà fait assez de progrès dans la mise en œuvre de la surveillance électronique avec le déploiement de la plateforme DHIS2 depuis 2016 dans les districts sanitaires et la formation de tous le personnel qui l’utilisent. Actuellement la Guinée est en train de se préparer à son déploiement dans les centres de santé.

Cette nouvelle adaptation comporte 10 sections, chaque section dispose d’un Guide technique, du module de formation et du module du formateur.

Ce travail a été possible grâce à une méthodologie de travail active au travers de travaux de groupe, des plénières, des exposés et restitutions.

Au terme de ce travail intense, le système de surveillance de la Guinée dispose d’un document adapté pouvant être utilisé par les acteurs de la surveillance prenant en compte toutes les insuffisances de la version précédente. `

Le chef du département surveillance intégrée de maladies et réponse de l’ANSS s’est déclaré très satisfaits de cette nouvelle version qui va permettre de qualifier et d’améliorer le niveau de surveillance en Guinée.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.