Le projet CP3 renforce les capacités des medias et des chargés de communication sur la couverture des urgences de santé publique

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet CP3, il a été lancé ce mercredi 30 octobre à Kindia par la Conseillère technique du GHSA au niveau de l’USAID la formation des médias, des opérateurs humanitaires et des cadres de la Croix-Rouge Guinéenne sur la communication dans les situations d’urgence. Cette formation animée par des journalistes de la BBC à travers BBC Media Action, s’inscrit dans le cadre du troisième domaine d’action du programme de préparation communautaire aux épidémies et aux pandémies de la FICR (CP3).

Cette formation qui regroupe les médias privés , publics, des chargés de communication des ministères de la santé, de l’élevage, de l’environnement et les acteurs du ‘’One Health’’a pour    objectif de former les personnes qui peuvent assurer la transmission d’informations vitales aux populations touchées pendant et après les situations d’urgence humanitaires (conflits, épidémies et catastrophes naturelles, telles que les inondations ou tremblements de terre) et épargner les communautés affectées des rumeurs et autres fausses nouvelles qui causent dans la plus part des cas la résistances et le manque d’implication de la communauté dans la recherche de solution.

Cette formation sera aussi faite à l’intention des journalistes locaux de la préfecture de Faranah qui est la zone de mise en œuvre du projet CP3. Elle permettra de renforcer les capacités des journalistes de cette localité afin de communiquer efficacement avec les populations sur les risques autour d’elles. Il faut d’ailleurs rappeler que cette préfecture est sujette à l’enregistrement de beaucoup de cas de rage humaine. Cette formation des médias permettra de s’outiller avec des nouvelles approches en vue de mieux communiquer sur les risques.

Au sortir de ces séries de formation, les professionnels des médias auront une très bonne compréhension du rôle qu’ils peuvent jouer pour aider les publics touchés par des crises et de la manière de communiquer efficacement avec eux en les amenant à prendre des décisions judicieuses pour se protéger et protéger leurs proches d’une part mais aussi les intervenants de premier niveau sauront comment travailler avec les médias pour aider à atteindre les cibles au cœur des zones affectées d’autres parts.

La compréhension des messages essentiels provenant des médias locaux et de proximité permet aux populations affectées et aux zones environnantes de prendre activement part aux activités afin de susciter un intérêt collectif qui suscite l’engagement communautaires qui aboutit par le relèvement des communautés des crises avec leur propre implication.

Il faut aussi souligner que cette formation permet à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire et à plusieurs autres structures sanitaires de disposer d’une base de données de journalistes suffisamment avertis et capables de comprendre la psychologie des urgences de santé publique qui ne préviennent pas d’une part mais aussi, cette activité va accroitre le nombre de journaliste formés en Guinée afin de développer un réseau de journalistes  formés sur  la couverture des urgences de santé publique qui est d’ailleurs une des recommandations principales de la dernière évaluation conjointe (JEE) 2017 faite par l’Organisation mondiale de la santé dans le cadre du règlement sanitaire international.

Jean TRAORChargé de communication et des médias

 

 

 

 

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