CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Le système de surveillance en guinée est décrite selon les périodes suivantes, de 1958 à 2000 le système est caractérisé par une surveillance parcellaire non intégrée, par la transmission hebdomadaire par véhicules de marché et radio VHF (ONCHO) et mise en place des centres pilotes pour les programmes PEV/SSP/ME; de 2001 à 2013 l’introduction du SIMR et  du Règlement Sanitaire International (2008), la transmission des données par flotte téléphonique et l’extension du programme PEV/SSP/ME ; de 2014 à nos jours la mise en œuvre des dispositifs de renforcement de la surveillance pendant et après l’épidémie d’Ebola ainsi que la création de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS).

Pour poursuivre le renforcement de la surveillance, les actions suivantes ont été menées : la formation du personnel en SIMR, FETP, WARDS, épidémiologie d’intervention , mise en place des kits informatiques, mise en place de la surveillance à base communautaire, la mise en place des COU préfectoraux et régionaux pour faciliter les interventions sur le terrain tout en organisant une éventuelle riposte, mise en place des laboratoires de confirmation des maladies à potentiels épidémiques dans les capitales régionales, la mise à disposition d’un laboratoire P3 par le gouvernement Russe, la construction de 34 CTEPI dans les districts sanitaires et la construction en cours de  l’Institut Pasteur de Guinée.

Actuellement au niveau des 08 régions administratives, il existe des Equipes Régionales d’Alerte et de Riposte aux Epidémies (ERARE) avec pour principale fonction de riposter contre les épidémies.

Malgré tous ces dispositifs sanitaires, les ERARE étant loin de certains districts et dans le cadre de réduire notre temps de réactivité, il est nécessaire de mettre en place dans les districts sanitaires une Equipe Préfectorale d’Alerte et de Riposte aux Epidémies (EPARE) pour renforcer les capacités d’action des DPS en les dotant d’une force d’action rapide dans la gestion des alertes, des investigations et la participation à la riposte.

OBJECTIFS DES EPARE

Objectif général

Réduire le temps de réponse des événements de santé publique.

Objectifs spécifiques

  • Procéder à l’investigation ;
  • Proposer ou préparer un plan de riposte ;
  • Participer à la riposte au niveau préfectoral.

 Composition de l’Equipe (EPARE)

Le souci étant de mettre en place une équipe d’intervention mobilisablerapidement et à moindres ressources, une EPARE comprendra les membres ci-après :

  • Médecin Chargé des Maladies / Coordonnateur-régulateur
  • Médecin épidémiologiste (Suppléant MCM)
  • Un médecin (CTEPI, infectiologue);
  • Un socio anthropologue ou mobilisateur social
  • Un logisticien;
  • Un hygiéniste;
  • Un laborantin ;
  • Un agent de l’élevage
  • Un agent de l’environnement

Ces agents peuvent provenir des structures existantes déjà au niveau de la préfecture, notamment les cadres de la DPS (COU, MCM, SBC, Chargé de statistique…), les agents de l’Hôpital préfectoral ou le CTEPI, le laboratoire préfectoral ou centres de santé. Ils seront identifiés et seront mobilisés en cas de besoin par la DPS.

MISSIONS/FONCTIONS DES EPARE

Les maladies-cibles des EPARE sont l’ensemble des pathologies à fort risque épidémique.

A ce titre, et aux vues des épidémies passées en Guinée, les équipes agiront principalement sur les maladies habituelles, ne s’étendant pas dans plus de 2 sous-préfectures. Ces maladies sont :

  • Les fièvres hémorragiques
  • La rougeole
  • Le choléra
  • La méningite
  • La fièvre jaune
  • PFA/Polio

Sous la coordination du Directeur préfectoral de la santé assisté par le MCM, EPARE a comme rôles essentiels :

  • L’investigation;
  • Le transport des échantillons vers les laboratoires appropriés;
  • Le transfert des malades vers les CTEPI;
  • La préparation et la participation à la mise en œuvre de la riposte.