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Formulaire d'inscription à la formation en communication de risques en période d'urgence

I. Contexte L'épidémie de maladie à virus Ebola en Afrique de l'Ouest a débuté au sud-est de la Guinée en décembre 2013, Le bilan de l'OMS en janvier 2016 recensait au total au moins 28 000 cas pour plus de 11 316 décès, ainsi que plus de 10 000 survivants avec séquelle. Les pays touchés par Ebola ont été affaiblis par l’épidémie : les systèmes éducatifs ont été suspendus et l’économie ralentie. Les systèmes de santé ont quant à eux été ébranlés : les personnels de santé ont été fortement touchés par l’épidémie, les structures sanitaires débordées et les autres maladies mal prises en charge. L’épidémie a donc révélé les faiblesses des systèmes de santé dans les pays touchés et l’importance de leur renforcement. Au-delà de la question sanitaire, les domaines de la communication et de l’engagement communautaire ont également posé des défis auxquels ni le pays ni le monde n’était préparé. En Guinée, les efforts des autorités publiques visant à sensibiliser la population sur le virus Ebola et retrouver les personnes ayant été en contact avec les personnes infectées ont suscité de vives réactions. En septembre 2014, huit personnes dont des responsables locaux, des agents de santé et des journalistes qui tentaient de sensibiliser la population sur la maladie ont été tués à Womey par un groupe de villageois en colère. La mauvaise compréhension de la gestion de la crise par les journalistes a été un autre facteur et non des moindres de couvertures biaisées, de désinformation et des rumeurs qui ont contribué à rendre la tâche difficile aux autorités de riposte. La majeure partie de ces situations aurait pu être évitées avec une stratégie claire de communication de risques en appui à l'intervention et une meilleure coordination entre les différents secteurs concernés. L’expérience de cette crise et d’autres urgences sanitaires montre par ailleurs que la communication est souvent un facteur clé de la réussite ou de l’échec d’une intervention donnée. La rumeur et la désinformation autour de la maladie ont même débordé sur la sphère politique. L’apparition des rumeurs selon lesquelles le parti au pouvoir avait créé des ‘escadrons de la mort’ avec pour mission de conduire des communautés entières dans des centres de traitement pour leur administrer une injection létale afin d’affaiblir les rangs de l’opposition. C’est incongruités ont été relayées par certains. Autres aspects, les medias dans la couverture par manque de formation adaptée ont confondu dans leurs émissions, articles les cas suspects, les contacts et les cas confirmés. L’épidémie a suscité un grand intérêt en Guinée, ce qui s’est aussi traduit par une plus forte demande d’information par rapport aux actualités liées aux épidémies. Dans un souci de réduire le risque de propagation de fausses informations et des rumeurs, un plan de communication a été élaboré et validé par l’ANSS. Ce plan recommande dans le cadre de la préparation aux futures urgences et sur la base du rapport d’évaluation des capacités de la Guinée en communication sur les risques , de former les journaliste en communication sur les risques afin de leur permettre d’avoir tous les leviers nécessaires pour couvrir les urgences de santé publique avec une très grande discipline et des connaissances approfondies. C’est dans cette dynamique que ce présent TDR est rédigé. II. Objectif général de l’atelier Former les journalistes partenaires à l’ANSS en communication de risques en période d’urgence. III. Objectifs spécifiques de l’atelier - Préparer les journalistes à comprendre la psychologie des urgences sanitaires ; - Aider les journalistes à comprendre les concepts clefs de la surveillance et de la prise en charge des MPE ; - Orienter les journalistes sur les procédures d’accès aux informations de qualité en période d’urgence ; - Présenter aux journalistes le plan de communication de risques de l’ANSS ; - Expliquer aux journalistes les dispositifs existants pour la réponse aux urgences de santé publique en Guinée ; - Sensibiliser les journalistes sur leurs rôles pendant les urgences de santé publique. IV. Résultats attendus : - Les journalistes ont compris la psychologie des urgences sanitaires ; - Les journalistes sont aidés à comprendre les concepts clefs de la surveillance et de la prise en charge des MPE ; - Les journalistes sont orientés sur les procédures d’accès aux informations de qualité en période d’urgence ; - Les journalistes ont pris connaissance du plan de communication de risques de l’ANSS - Les journalistes connaissent les dispositifs existants pour la réponse aux urgences de santé publique en Guinée - Les journalistes connaissent leurs rôles pendant les urgences de santé publique. V. Public cible L’atelier s’adresse aux journalistes des médias publics et privés et en priorité les animateurs des émissions de santé. VI. Approches pédagogiques Une approche pédagogique active et participative qui repose sur : • des exposés thématiques ; • des partages d’expériences ; • des travaux de groupes ; • des exercices de capitalisation ; VII. Date et lieu L’atelier aura lieu du 21 au 23 octobre à Kindia. VIII. Matériel didactique : Les modules 260 de la communication de risques et les fiches du pré test, du post test ; ainsi que d’autres fiches didactiques pour les exercices seront imprimés et partagés comme support de formation aux participants. Facilitateurs : Trois (03) formateurs vont animer cette session de formation en communication de risques en période d’urgence et bénéficieront des perdiems de facilitateurs IX. Titre délivré Une attestation sera délivrée à chaque participant à la fin de la formation
La prise en charge pour cette formation est totalement assurée par l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire ANSS (Transport, per diem et autres)

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